Le Visa d’or Magazine pour Lizzie Sadin

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Huit années d’acharnement pour entrer les prisons de onze pays. Un sujet poignant exposé au Couvent des Minimes. Et un Visa d’or Magazine remis vendredi soir pour la photojournaliste Lizzie Sadin.

L'expo est à voir au Couvent des Minimes

Emue, Lizzie Sadin a reçu lors de la soirée de projection de vendredi au Campo Santo le Visa d’or Magazine. Son exposition noir et blanc au Couvent des Minimes est une plongée internationale dans les prisons pour mineurs. Un constat sans appel des dérives, de l’abandon souvent des politiques sanitaires, d’éducation et de réinsertion des mineurs en détention.
A noter que le sujet fait l’objet d’une parution dans le Figaro Magazine actuellement en kiosque. Sur ce blog, lundi, nous parlions en détail de son exposition suite à l’intervention de Lizzie Sadin devant le public (c’est à lire ici).
Catacult vous propose de voir et écouter la remise du prix, avec un Jean-François Leroy qui a bien du mal à reprendre le micro. Il faut dire qu’après huit ans de photo, quand on peut en parler…

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A voir :
Sur le web : des photos du reportage sur le site Internet de Lizzie Sadin, par ici.

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Jean Chung en vedette aujourd’hui

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La lauréate 2007 du Grand prix Care international du reportage humanitaire était au Palais des Congrès ce matin pour présenter son travail sur la mortalité maternelle en Afghanistan.

Elle sera à nouveau à l’honneur ce soir, où le prix lui sera officiellement remis lors de la soirée de projection au Campo Santo. Elle a passé un an en Afghanistan et a dû rentrer récemment à l’appel de son gouvernement sud-coréen. Les enlèvements crapuleux deviennent trop fréquents.

Son reportage sur la mortalité maternelle est une rencontre avec une jeune femme de 26 ans, morte deux semaines après avoir donné vie à un petit garçon. Atteinte de tuberculose, le défaut de soins l’a emportée. Une femme meurt de suites de couches toutes les 27 minutes en Afghanistan. Après le Sierra Leone, le pays a le deuxième “record” international en la matière.

Son reportage est une immersion respectueuse,au plus près de la mort, du deuil et des funérailles

CataCult vous propose un premier regard sur les images de cette exposition, qui est - comme ceux des finalistes du Grand prix Care, exposés à ses côtés - parmi les plus touchantes de ce Visa 2007. A voir au Palais des Corts.

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A voir aussi :
Sur le web : le site internet de Jean Chung, par ici.

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Eric Hadj, “A 20 km de la Tour Eiffel”, rien de neuf

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Parce ce que le travail journalistique va trop souvent au plus pressé, survole, effleure sans approfondir. Et même trahit parfois. Pour toutes ces raisons, Eric Hadj est, lui, allé passer du temps pour un grand reportage… “A 20 km de la Tour Eiffel”. Et ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas “choc” que ses photos ne sont pas difficiles à faire, surtout en toute confiance.

CataCult : Quelle est l’origine de ce projet photographique ?
Eric Hadj : Dès le départ, c’est un sujet pour Paris Match (il a été publié au mois de mars). Je suis allé quotidiennement à La Forestière, à Clichy-sous-Bois, entre novembre 2006 et janvier 2007.

Comment s’est passée l’entrée en matière ?
Il m’a fallu une dizaine de jours pour établir un rapport de confiance. Il a fallu prendre le temps, je montrais mon book pour faire comprendre ce que je faisais. Il a fallu se faire “adopter”, convaincre que je travaillais pas pour les flics ou les renseignements généraux… Au fil des semaines et des mois j’ai pu aller à peu près partout dans La Forestière. Je n’allais pas partout tout seul ; un des personnages que je suivais faisait en quelque sorte le “fixeur”.

Ainsi ils savaient exactement ce que tu faisais…
Dès le début, ils savaient que c’était pour Paris-Match. Au fur et à mesure, je leur montrais les images. On a fait des choix à ce moment-là. Ils ont tous signé des autorisations de diffusion…

J’imagine que ça les changeait de rapport avec beaucoup de journalistes ?
Complètement. Ils ont l’habitude de voir des journalistes de télé qui arrivent, restent quelques minutes, leur disent qu’ils ont raison d’être en colère, et puis qui trahissent leurs images et leur propos… Beaucoup viennent comme s’ils allaient au zoo.
Pour installer un rapport de confiance, il faut du temps. Aujourd’hui, je continue d’aller à La Forestière. J’ai fait les photos de mariage du père d’un des jeunes que j’ai photographiés. J’ai fait la photo pour la pochette du disque d’un autre.

Tu as fait ce reportage un an après les émeutes, quel est ton constat ?
Il est que rien n’a vraiment changé. “On nous a changé les boîtes-à-lettres et les toitures”, disent les habitants. C’est pas grand chose. Les conditions de vie restent très dégradées ; il manque toujours autant d’activités, de loisirs, de culture… Les habitants souffrent toujours autant d’exclusion, de discriminations.

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Ce n’est pas un reportage choc - et d’ailleurs combien d’autres villes et cités en France peuvent offrent ces vues d’habitats délabrés, de cadre de vie laissé à l’abandon ! - mais si le sujet d’Eric Hadj est à Visa, c’est qu’il illustre le manque de travail, sans aucun doute, sur ces zones, des journalistes comme des pouvoirs publics. Le fossé creusé reste à combler avant qu’on ne voit plus d’images comme celle-ci par exemple de l’exposition où “pour remettre une convocation, les forces de l’ordre se déplacent à trois avec des bombes lacrimogènes. C’est d’ailleurs la seule fois où j’ai vu la police au cours de mon reportage…”.

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Claque majeure sur les détentions de mineurs

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Emue, militante et combative, Lizzie Sadin a présenté ce matin son travail au long cours - huit ans - sur les mineurs en détention à travers le monde. Une “guerre d’usure” face aux administrations qui l’a conduit dans onze pays. Un constat en forme de claque. Pour tous.

Emotion profonde chez Lizzie Sadin à l’évocation de son sujet au long cours sur les prisons pour mineurs. Habituée des lourds sujets de société, défendeuse acharnée des droits de l’Homme et de la Femme (elle a travaillé sur les infanticides féminins en Inde, les violences conjugales et a a reçu le prix Care en 1998 pour ses photos…), la journaliste a pointé les difficultés de tels reportages.

Expo à voir au Couvent des Minimes

A commencer par l’entrée dans les prisons. Les délais ahurissants d’attente. Trois ans et demi pour mettre un pied dans un pénitencier américain : “Mais une fois dedans j’ai pu faire à peu près ce que je voulais. Les Américains pratiquent une discipline très violente mais ils la revendiquent, et ne la cachent pas”. Quatorze mois avant d’obtenir un sésame en Russie, pour… un peu plus d’une heure de photos ! Et, attention, ne pas croire que la France est plus ouverte : “Le plus souvent on a même pas de réponse. La seule dont on m’a ouvert les portes, c’est Fleury-Mérogis qui est récente où les conditions de détention sont bien meilleures qu’ailleurs. J’avais demandé à voir celle de Loos-lès-Lille, qui date de 1880 : impossible”.

Exposition à voir au Couvent des Minimes

De la discipline militaire, agressive et humiliante aux Etats-Unis, des prisons bourrées à craquer à Madagascar (6 lits pour 24 personnes dans une cellule, un point d’eau pour 400 détenus…), des enfants malades mis en quarantaine, ou pire des enfants séropositifs soignés à l’aspirine ! Le tour du monde en dix pays proposé par Lizzie Sadin est un passage en revue des errements et dérives des systèmes pénitenciaires, même d’Etats démocratiques. Sans compter les Etats où de toutes façons, l’accès est impossible au regard étranger : “J’ai rapidement dû abandonner l’idée d’aller en Chine ou à Cuba”. Pas d’images, pas d’informations.
Il y aussi les “bonnes surprises”, en Colombie par exemple. Dans ce pays à la violence pourtant incontestable, les mineurs ne sont pénalement responsables qu’à partir de 18 ans (cet âge est de 13 ans en France). Jusqu’à 18 ans, ils sont donc seulement passibles de peines alternatives, visant la réinsertion.
Et c’est justement cette quête de réinsertion qu’elle a vu trop souvent absente ou bien maigre, “alors qu’elle est inscrite dans les textes de loi”. Un bilan tragique, dur, en noir et blanc comme toujours chez Lizzie Sadin.
Une claque majeure.


Le sujet de Lizzie Sadin doit faire l’objet d’une première publication dans le Figaro Magazine daté de samedi 8 septembre. Son travail a été intégré dans la campagne internationale d’Amnesty sur le sujet
L’expo est à voir au Couvent des Minimes.
A voir :
Sur le web : des photos du reportage sur le site Internet de Lizzie Sadin, par ici.

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Somalie, le regard “politiquement incorrect” de Benoît Schaeffer

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Le photographe indépendant Benoît Schaeffer a présenté ce matin son travail à Mogasdiscio avant la fin des tribunaux islamiques au Palais des Congrès.

Expo à voir au Couvent Sainte-Claire

Les difficultés.
Aucune rédaction française n’a souhaité financer le projet de reportage de Benoît Schaeffer. Après quatre semaines de préparation, il est parti finalement seul en partageant les frais avec un second journaliste, pour un reportage de 15 jours.
Sur place, les autorités leur imposent des “bodyguards” - qu’ils doivent tout de même payer - mais qui heureusement ne “dirigent” pas le reportage. Coût de l’investissement journalistique : environ 500 dollars par jour.

Sur place.
“C’était finalement beaucoup plus facile à photographier que d’autres pays arabes. Notamment vis-à-vis des femmes. J’ai vu en fait nombre de femmes libérées en Somalie sous l’Union des tribunaux islamiques, contrairement à l’image qu’on peut en avoir ici. Le port du voile est obligatoire mais j’ai vu des femmes médecins, journalistes…”. Sur place, le photojournaliste constate une situation loin des clichés occidentaux. Une raison sans doute, le manque d’intérêt : “Avec mon collègue, nous étions les deux seuls occidentaux dans Mogadiscio et ses 3 millions d’habitants”.
Alors que la propagande officielle montrait alors partout des enfants et des femmes prêts à prendre les armes, Benoît Schaeffer tord le cou aussi à cette imagerie instrumentalisé. “J’ai même pu poser cette question dérangeante à des enfants directement : Etes-vous prêts à prendre les armes ? Aucun ne s’est manifesté”. Autre mythe cassé : les femmes voilées en armes. “J’ai pu voir comment les hommes donnent les armes aux femmes pour qu’elles défilent et puis ils leur reprennent après”. Du théâtre de propagande pour faire croire à un peuplé tout entier uni à la même cause, selon le photographe. Léger regret perpignanais : “J’avais plusieurs de ces photos dans ma sélection, c’est dommage que Jean-François Leroy n’en ait pas gardé une pour l’expo”.

Expo à voir au Couvent Sainte-Claire

Le retour.
De retour avec son sujet fort, en contre-point à l’image occidentale de la vie somalienne sous l’Union des tribunaux islamiques, Benoît Schaeffer reçoit un accueil frigorifique : “On m’a dit que mon sujet était politiquement incorrect”. En clair : “que ce sujet ne va pas intéresser nos lecteurs”… Pour l’heure les seules publications des images on été électroniques, avec “deux portfolios sur lemonde.fr qui ont reçu 15.000 et 20.000 visiteurs”. Sans oublier Visa pour l’image qui le met à l’honneur au Couvent Sainte-Claire. Et il y aura peut-être un après Visa…


Benoît Schaeffer propose à tous une “visite guidée” de son expo sur place, au Couvent Sainte-Claire, de lundi 3 à samedi 8 septembre, de 15h à 16h. A ne pas manquer pour en savoir plus.
Voir aussi :
Sur le web : de l’info sur la situation en Somalie sur wikipedia par ici.

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Samuel Bollendorff, dans les sombres coulisses du “Miracle économique chinois”

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Habitué aux cimaises de Visa pour l’image, le photographe français Samuel Bollendorff y présente cette année un sujet sur les coulisses noires du “Miracle économique chinois”. Son reportage “A Marche forcée” est nominé pour un Visa d’or

Samuel Bollendorff
CataCult : Quelle est l’origine de votre sujet “A Marche forcée” ?
Samuel Bollendorf : C’est une proposition de ma part, faite au Ministère de la Culture, qui m’a accordé une bourse pour le réaliser…

Il s’agit en fait de plusieurs reportages…
Oui, il y a en fait trois volets. Un sur les usines de jouets, un sur les mineurs, un sur les constructions de barrages et les problèmes d’exode et de paupérisation que cela engendre. J’ai fait ces reportages entre 2006 et 2007.

Sur place, comment ça se passe. Comment entre-on avec un appareil-photo dans une mine, une usine ?
C’est compliqué. On ne peut pas se présenter comme journaliste sinon on ne nous laisse pas entrer. Il faut agir un peu en clandestin. On se fait passer pour des étudiants, des commerciaux… On se débrouille toujours.

Et avec les Chinois que vous avez rencontrés, comment ça s’est passé ?
C’est compliqué au départ mais une fois que la confiance est installé, ils parlent. Ils se livrent ensuite facilement parce qu’ils vivent des choses très dures.
Je n’ai pas eu de “surprises” sur les situations que j’ai rencontrées, je m’en doutais bien sûr, mais quand on est au contact, c’est dur, c’est très violent.

Comment comptez-vous poursuivre ce travail en Chine ?
J’aimerais creuser les questions de propagande et de corruption, à travers un volet plus politique. Sur le terrain, ça risque d’être encore plus compliqué.

Quels sont les échos que reçoit ce reportage jusqu’à présent ?
Il est bien perçu… il est d’ailleurs nominé pour un Visa d’Or. Côté publications, la partie sur les jouets a été déjà publiée dans cinq pays. Et le sujet sur les mines a été publié dans Time Magazine.


Voir aussi :
Sur le blog : l’article sur l’exposition et les photos, par ici.
Sur le web : l’expo “A Marche forcée” en ligne sur le site de l’Oeil public, par.

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Raed Bawayah

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Raed BawayahRaed Bawayah est né en 1971. Il est diplômé de photographie de la Musrara School of Photography, New Media
and Music, de Jérusalem en Israël.
Il travaille et expose principalement à propos des rapports entre arabes et juifs autour de la question proche-orientale.

Voir les détails de son exposition ici.

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Jane-Evelyn Atwood

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Jane-Evelyn AtwoodNée à New York et travaillant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood figure parmi les principaux photographes de la scène internationale. Elle acquiert son premier appareil photo en 1976 et commence à photographier un groupe de prostituées d’une rue de Paris. C’est en partie la force de ces images qui lui valut d’obtenir le premier Prix de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu’elle venait d’aborder : les enfants aveugles. Elle n’avait encore jamais publié de photo.

Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs sujets choisis avec soin, parmi lesquels un reportage de dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère, où elle suit les soldats à Beyrouth et au Tchad, une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France à se laisser photographier pour être publié dans la presse, et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit au Cambodge, en Angola, au Kosovo, au Mozambique et en Afghanistan, toujours avec le même regard personnel et engagé. L’oeuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets pendant de longues périodes.

Fascinée par les gens et par la notion d’exclusion, elle a réussi à pénétrer des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer. Elle limite ses reportages aux sujets qui la mobilisent, consacrant à chacun le temps nécessaire - parfois plusieurs années - pour le sonder au-delà des apparences. En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées, parvenant à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe de l’Ouest et de l’Est et aux États-Unis, reste jusqu’à aujourd’hui la référence photographique déterminante sur les femmes en prison.
Cette exploration en profondeur caractérise la démarche photographique de Jane Evelyn Atwood, mais elle a couvert aussi l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995, les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004 .

Jane Evelyn Atwood qualifie sa méthode de travail d’ «obsessionnelle». Elle ne passe à un autre sujet que lorsqu’elle a le sentiment d’avoir pleinement compris celui qui l’absorbait et sa relation personnelle avec lui, et que ses images expriment cette compréhension. L’oeuvre de Jane Evelyn Atwood est présente dans des collections publiques et privées et a été récompensée par de nombreuses distinctions depuis le W.Eugene Smith Award en 1980, notamment le Grand Prix Paris Match du photojournalisme (1990), le Grand Prix SCAM du Portfolio (1996), le Leica Oskar Barnack Award (1997) et un Alfred Eisenstaedt Award (1998). En 2005, Jane Evelyn Atwood s’est vu décerner le Charles Flint Kellogg Award in Arts
and Letters de Bard College, U.S.A., rejoignant des lauréats aussi prestigieux que Edward Saïd, Isaac Bashevis Singer et E. L. Doctorow.
Jane Evelyn Atwood est l’auteur de six livres: Nächtlicher Altag (Daily Nightlife, les prostituées), Mahnert Lueg Verlag, 1980, Munich, Allemagne ; Légionnaires, Éditions Hologramme, 1986, Neuilly, France; Extérieur nuit, PhotoPoche Société, Actes Sud, 1998, Arles, France; Trop de peines, femmes en prison, Éditions Albin Michel, 2000, Paris, France; Too Much Time, Women in prison, Phaidon Press, Ltd, 2000,Londres, Royaume-Uni; Sentinelles de l’ombre, éditions du Seuil, 2004, Paris, France; A Contre Coups, Editions Xavier Barral, 2006, Paris, France.

Voir la présentation de son exposition ici.

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Carolyn Cole

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Carolyn Cole Carolyn Cole a commencé à travailler en tant que photojournaliste après avoir été diplômée en journalisme de l’université du Texas. Depuis lors, elle a travaillé pour cinq journaux et a passé deux ans en tant que photographe indépendante à Mexico.
Elle est actuellement dans l’équipe des photographes du Los Angeles Times, où elle couvre l’actualité nationale et internationale. Elle cherche à faire des reportages sous formes d’histoires qui informent et touchent les lecteurs. Ses derniers sujets ont été la guerre au Liban, les conflits au Soudan, les ravages du sida.
Elle a reçu un prix Pulitzer pour son travail sur la guerre civile au Liberia, en 2004. Elle a aussi remporté deux fois le prix du courage Robert Capa. Elle a été nommée quatre fois photographe de l’année et a remporté quatre Wold Press Photo. Carolyn Cole est aujourd’hui basée à New York.

Voir l’article sur son exposition ici.

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Ian Berry

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Ian Berry est né en Anglettre en 1934, il a rejoint l’agence Magnum Photos en 1962.
Il a fait ses preuves avec son travail en Afrique du Sud où il travaillait pour le Daily Mail et plus tard pour Drum magazine.
Il a été le seul photographe à documenter le massacre de Sharpeville et ses photos ont servi de preuves pour innocenter les victimes. C’est à l’invitation d’Henri Cartier-Bresson qu’il a rejoint l’agence Magnum, quand il était basé à Paris. Il est parti à Londres deux ans plus tars en devenant le premier photographe sous contrat de l’Observer.
Ian Berry a couvert l’actualité tout autour de la planète : l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie, les conflits en Israël, en Irlande, au Vietnam, au Congo, la famine en Ethiopie, l’apartheid en Afrique du Sud. Il a travaillé pour les magazines internationaux les plus réputés.
Ian Berry a été maintes fois primé et exposé au cours de sa carrière.

Voir l’article sur son exposition ici.

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